Croisière et diners sur la Seine, un business florissant !

Chaque année des milliers de touristes prennent place sur un bateau pour découvrir la capitale. D’ailleurs s’il faut choisir entre la visite d’un monument et une croisière, le choix est vite fait : c’est la Seine. Le chiffre croissant pousse les opérateurs à diversifier les prestations à bord et à moderniser leurs embarcations.

Il faut savoir que les promenades en bateaux n’existent que depuis 1949. C’est Jean Bruel, fondateur de la célèbre compagnie des « Bateaux-Mouches » qui eut cette idée originale : faire visiter la capitale sur l’eau. En 1952 est construit le premier bateau doté de projecteurs et d’une carcasse transparente. Il permet de visiter la ville lumière avec un point de vue inédit. Aujourd’hui, la compagnie, dirigée par Charlotte Bruel-Matovic, compte quinze bateaux, génère plusieurs millions d’euros de chiffre d’affaires et donne de l’emploi à plus de 600 personnes en haute saison. Familiale et historique, elle ne reste pas seule très longtemps sur le marché lucratif des croisières parisiennes.

Depuis 1987, la compagnie des « Bateaux Parisiens » est sa concurrente directe. Elle génère plusieurs dizaines de millions d’euros de chiffre d’affaire, transporte plus de trois millions de passagers chaque année et compte près de 13 bateaux. En 1987, le groupe Sodexo devient propriétaire de l’entreprise. Il tisse des liens avec les tour-opérateurs et propose des croisières aux groupes.

Alors que ces deux compagnies misent essentiellement sur les très gros bateaux, le directeur des « Vedettes de Paris », Frédéric Avierinos, s’est tourné vers une clientèle individuelle avec des navires de plus petites capacités. Il dirige cinq embarcations qui partent toutes les quinze minutes. Le prix de la visite est plus élevé que ses concurrents mais il y a de la demande pour ce type de promenade plus intimiste. Pour attirer plus de monde et augmenter sa clientèle française, les compagnies investissent dans le durable et proposent des services à prix compétitifs. Il est possible de manger pour 39 euros sur la « Marina de Paris ». Les « Bateaux-Mouches » proposent le repas à partir de 55 euros. C’est ainsi que les croisières-repas génère la moitié du chiffre d’affaire cette célèbre compagnie.

Dernièrement, les « Vedettes de Paris » ont investit dans un bateau 100% électrique. Baptisé Batostar, il a été construit en Chine. Même si les navires sont historiquement montés aux Chantiers de la Haute Seine, à Villeneuve-le-Roi, les compagnies se tournent de plus en plus vers les pays de l’Est ou la Hollande.

La demande est telle que les relations entre les compagnies sont relativement bonnes. Le seul point qui les accroche réellement ce sont les ports d’attache. Les concessions sont renouvelées tous les 10 ans mais les quelques emplacements créés sont revendiqués avec ferveur. Selon le lieu, le prix peut varier de 10%. De plus, pour naviguer sur la Seine, il faut payer une autorisation aux Voies navigables de France (VNF).

Tous les ans, avec ses 8 millions de passagers, la Seine attire plus de touriste que la tour Eiffel ! Faite-vous partie de ses croisiéristes ?