Mondial-2018: victoire des Bleus en Bulgarie, Russie à l’horizon

Ils l’ont fait: les Bleus sont allés vaincre la Bulgarie (1-0, but de Matuidi), samedi à Sofia, gardant dans le combat un avantage acquis tôt ainsi que leur destin en mains en vue du Mondial-2018.

«Maintenant, il nous reste à finir le travail, ça ne dépend que de nous, ça passe par une victoire au Stade de France», a résumé Didier Deschamps: son équipe doit battre le Belarus mardi afin d’être sûre de valider son billet pour la Coupe du monde russe, même si elle peut aussi recevoir un coup de mains des Pays-Bas s’ils gagnent parallèlement contre la Suède.

Une heure avant le coup d’envoi, la France était repassée en deuxième position de son groupe A, dépassée de deux points par la Suède qui avait écrasé le Luxembourg (8-0). De quoi au passage remuer un peu plus le couteau dans la plaie du piteux 0-0 concédé par les Bleus début septembre à Toulouse face au même Grand-Duché.

Il fallait donc que les Français s’imposent en Bulgarie pour reprendre leur fauteuil de leader. Et ils l’ont fait, dans la douleur, sans vraiment faire valoir leur statut de vice-champions d’Europe. Mais l’essentiel était bien la victoire.

Depuis trente ans, l’équipe de France ne s’est qualifiée pour un Mondial qu’une fois en finissant première de son groupe (pour l’édition 2006), et reste sur deux barrages extravagants, contre l’Irlande en 2009 avec la fameuse main de Thierry Henry (1-0, 1-1 a.p.), et l’Ukraine en 2013 (0-2, 3-0).

Matuidi dès la 3e

Si la France a dominé la Bulgarie en octobre dernier au «SdF» (4-1), cet adversaire avait des airs de bête noire, entre le cauchemar de 1993, lorsque la bande d’Emil Kostadinov était venue glacer le Parc des Princes (2-1) et priver les Bleus du Mondial américain, et une terre bulgare où les Bleus ne s’étaient plus imposés depuis 1932.

Les Bleus ont pris le contrôle du match et assommé d’emblée les Bulgares avec un but de Matuidi, dans un angle fermé, après une combinaison entre Digne et Griezmann (3e). Pas mal pour un joueur qui a les «pieds carrés», comme il l’avait évoqué mardi avec auto-dérision.

«Mentalement, on est en train de se préparer pour aller à la guerre», avait assuré Mbappé jeudi. Et il fallait du mental, dans la pluie et le froid, pour surmonter ce match aux allures de traquenard, et répondre au combat, illustré par quelques scènes musclées et quatre cartons jaunes bulgares.

Il fallait résister. La première période fut largement maîtrisée, avec plusieurs occasions, et une seule frayeur, lorsque Lloris a mal renvoyé un ballon puis s’est rattrapé dans la foulée sur sa ligne (37e).

La seconde période fut bien plus décousue côté bleu. «La Bulgarie a mis beaucoup d’agressivité, on a répondu dans le combat, mais au niveau du jeu, c’était plus laborieux», a reconnu «DD».

La perte sur blessure de la précieuse sentinelle Kanté, remplacée par Rabiot (34e), l’expliquait peut-être. Victime d’une blessure musculaire à la cuisse, il est forfait pour mardi.

Lacazette moyen

Deschamps avait tenté un coup en revenant au 4-3-3 et surtout en titularisant deux ex-Lyonnais, Tolisso au milieu (deuxième sélection), et Lacazette en pointe, détrônant Giroud.

Tolisso a trouvé le ton juste, dans la technique et l’agressivité, tandis que Lacazette s’est moins mis en valeur. Il a certes prodigué quelques belles déviations, mais a notamment perdu son duel avec le gardien (29e), son unique occasion, et tergiversé dans une situation de contre-attaque favorable (66e).

»+Alex+ a fait de bonnes choses, avec une bonne continuité en première mi-temps où il manque peut-être un peu de promptitude. Il a été dans son registre», a simplement commenté Deschamps.

Griezmann s’est montré très mobile, dans tous les bons coups, singulièrement pour le but de Matuidi. Il a beaucoup décroché pour orienter le jeu, et a dès lors manqué de présence aux avant-postes.

Mbappé, lui, a offert de belles opportunités à ses deux acolytes offensifs, que ce soit donc à Lacazette (29e) ou à Griezmann (26e), en vain. Dans un élan côté gauche prenant la défense de vitesse, il a par deux fois manqué de précision, entre un tir détourné par le gardien (15e) et un autre trop enlevé (45e+1).

Chacune de ses prises de balle allumait du danger, même s’il a aussi eu un certain déchet, comme ce centre trop long (18e). Il a été beaucoup plus quelconque en seconde période, remplacé par Giroud (85e).

La Bulgarie, c’est fini. Place au Belarus. Et dans «Belarus», il y a «russe»…

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Rédacteur en chef du site inktomi.fr spécialiste des nouvelles technologies. Il publie des actualités liées au high tech, au web et les smartphones. Il est actuellement Gérant de la société inktomi, une agence web basée Aix-En-Provence.