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Mark Zuckerberg défend Facebook après les critiques de Donald Trump

Au président américain, qui accuse l’entreprise d’être «anti-Trump», le patron du réseau social répond, rejetant tout parti pris. Le géant du web doit être auditionné prochainement par le Sénat américain afin de déterminer le rôle d’une possible influence russe sur le résultat de la dernière élection présidentielle.

Facebook a-t-il favorisé l’élection de Donald Trump? À Washington, la question est sur toutes les lèvres depuis la victoire du candidat républicain. La suspicion est d’autant plus grande depuis les dernières révélations du réseau social, qui a admis que 470 faux comptes téléguidés depuis la Russie avaient acheté pour 100.000 dollars de publicité afin d’influencer les électeurs américains. Ces hypothèses d’ingérence russe et le doute porté sur la légitimité de son élection ont le don de mettre le président américain hors de lui. Donald Trump a, comme il en a l’habitude, exposé ses rancœurs et passé ses nerfs sur Twitter. Mercredi, il écrivait ainsi:

«Facebook a toujours été anti-Trump, donc fausse information. Le New York Times et le Washington Post ont été anti-Trump. Une complicité?» «Mais le peuple a été pro-Trump!»

Des tweets qui ont fait réagir le fondateur de Facebook, Mark Zuckerberg. Sur Facebook, il reconnaît désormais qu’une influence russe a pu s’exercer. «Après l’élection, j’ai dit que je pensais que l’idée que la désinformation sur Facebook ait pu changer l’issue de l’élection était dingue. Dire ceci était dédaigneux et je le regrette. C’est une question trop importante pour être dédaigneux.» Zuckerberg estime cependant que les influences extérieures ont été mineures par rapport à «la possibilité offerte aux candidats de communiquer directement» avec des millions d’électeurs. Le PDG explique également que, pendant la campagne, les deux candidats ont dépensé 1000 fois plus en publicités en ligne que les sommes soupçonnées provenir de Russie.

«Trump dit que Facebook est contre lui. [Les Démocrates] disent que nous avons aidé Trump. Les deux camps sont dérangés par des idées et des contenus qu’ils n’aiment pas. Quoi de plus normal sur une plateforme où toutes les idées ont leur place?» Mark Zuckerberg assure qu’à l’avenir, Facebook œuvrera pour préserver l’intégrité des élections. Il a annoncé récemment une série de mesures pour tenter de prévenir une éventuelle répétition du phénomène.

En attendant, au-delà des belles déclarations, Facebook va devoir accélérer sa collaboration avec les autorités américaines sur cette question de l’ingérence russe. La semaine dernière, le réseau avait accepté de fournir au Congrès les informations sur les publicités liées à ce pays. Il va en outre être auditionné, en public, par la commission du Sénat sur le renseignement, le 1er novembre. Il ne sera pas le seul sur la sellette puisque deux autres géants du web, Twitter et Google, seront entendus le même jour.

Jean Marc Dumond: Rédacteur en chef du site inktomi.fr spécialiste des nouvelles technologies. Il publie des actualités liées au high tech, au web et les smartphones. Il est actuellement Gérant de la société inktomi, une agence web basée Aix-En-Provence.