F1: Esteban Ocon n’est pas le bienvenu à Mexico

Esteban Ocon peut s’attendre à un accueil hostile de la part du public, dimanche, lors du Grand Prix du Mexique. Le Français est dans le viseur des fans et des médias pour sa rivalité avec Sergio Perez, le héros local. Sa sécurité a été renforcée depuis son arrivée à Mexico mercredi.

C’est une rivalité qui laisse des traces. Depuis le début de saison, Esteban Ocon et Sergio Perez se bagarrent en piste. Au Canada, en Azerbaidjan ou en Belgique, les deux pilotes Force India se sont “frités”. En dehors des circuits, leurs relations sont glaciales. Ce week-end, sur les terres de son équipier, Ocon est attendu de pied ferme par le public mexicain. Le Français craignait un accueil hostile. Et il y avait de quoi puisque, depuis deux semaines, il reçoit des menaces sur les réseaux sociaux. Des menaces de mort aussi. Le public mexicain, très attaché à son champion, en veut à Ocon.

La presse locale également, qui l’a affublé du surnom “Bocon”, grande bouche, celui qui parle trop. Mais pour l’instant, tout va bien. “J’ai eu un très bon accueil des fans et j’espère que ça continuera tout le week-end”, a-t-il affirmé ce jeudi. Perez lui-même a calmé le jeu devant les médias: “Ça n’est que du sport. Les fans sont contents d’accueillir Esteban. Ils sont passionnés et veulent encourager tout le monde.”

“Tant qu’on ne lance pas une pierre dans la tête”

Même si Ocon affiche la même sérénité que d’habitude, son équipe a pris des précautions. Ocon se déplace à Mexico en voiture blindée et est en permanence escorté d’un garde du corps quand il quitte le circuit. Pas de dîners en ville ou de sortie, il mange à l’hôtel. C’est à la fois pour rester dans sa concentration (la plupart du temps il fonctionne ainsi) et pour ne prendre aucun risque. Son arrivée à Mexico a également été différée. Prévue pour lundi, au cas où il y avait des obligations marketing à honorer, elle a finalement été décalée à mercredi matin.

“Je ne suis pas choqué mais je ne prends pas non plus tout ça à la rigolade, glisse le Français. Il fallait prendre des précautions pour éviter les problèmes, et aujourd’hui j’ai toutes les personnes qu’il me faut pour ma sécurité”. Il y a en revanche un moment où la fureur du public mexicain pourra s’exprimer sans que l’écurie n’y puisse rien. Dimanche, lors de la traditionnelle parade des pilotes d’avant-course, Ocon sera très certainement hué. Un moment qu’il redoute ? “Tant qu’on ne me lance pas une pierre dans la tête ça va”, répond-il.

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Journaliste et animatrice radio, je publie sur le site d’actualités inktomi.fr notamment dans les rubriques high tech et web.